International3 septembre 2009 Le Gabon sur les traces du TogoDes incidents ont éclaté ce jeudi matin dans la capitale gabonaise Libreville dans plusieurs quartiers, des manifestants sont descendus dans la rue pour décrier les résultats donnant Ali Ben vainqueur. A Port-Gentil, capitale économique du Gabon, la prison a été attaquée et les prisonniers ont été libérés, au moment de l’annonce de la victoire d’Ali Bongo à l’élection présidentielle. (source AFP)
« Les Blancs, on va les tuer ! », « On en a marre de ces Français, il faut les chasser, les tuer ! », menaçaient-ils. Il faut dire que dans ce cas, le scénario gabonais était plus huilé que la mascarade qu’avaient offerte au monde entier les héritiers d’Eyadema. Dans l’est de Libreville (quartier Nkembo) des bandes de casseurs opèrent s’en prenant à ce qu’ils peuvent détruire a rapporté un habitant du quartier par téléphone à l’AFP. A Port-Gentil, capitale économique du pays, plusieurs centaines de jeunes partisans de Pierre Mamboundou, candidat malheureux à la présidentielle, ont attaqué la prison et libéré les prisonniers. Manifestants et détenus se sont ensuite rendus au centre-ville, où des barricades ont été dressées à l’aide de carcasses de voitures. Des foyers d’incendie sont à noter sur la chaussée où des pneus étaient brûlés. Il faut rappeler que Port-Gentil est le fief historique de l’opposition, et avait connu des émeutes dans les années 90, lors du passage du vent du multipartisme.
Rappelons que depuis dimanche soir, à l’issue du vote, et sans attendre chacun des trois candidats Ali Bongo, Pierre Mamboundou et l’ex-ministre de l’Intérieur André Mba Obame avait déjà affirmé avoir remporté le scrutin. Très tôt ce matin, les forces de l’ordre avaient dispersé les manifestants, dont des candidats à la présidentielle gabonaise, qui attendaient depuis la veille devant les locaux de la commission électorale l’annonce des résultats. En prévision de ce scénario, un malaise était perceptible depuis le jour du scrutin les populations avaient commencé à faire des provisions par crainte des troubles. Ce scénario était prévisible lorsque comme au Togo les communications par SMS étaient suspendues ches les trois opérateurs téléphoniques du pays. Pour l’heure il faut attendre les déclarations des candidats malheureux, dont les sorties sauront calmer le jeu ou embraser le pays. Mais il faut souligner une mobilisation de l’armée qui somme toute sera du côté du gagnant qui fut ministre de la défense. Ce dernier a en effet à son QG de campagne aussitôt après les résultats : « En ce qui me concerne, je suis et je serai toujours le président de toutes les Gabonaises et de tous les Gabonais. (...) Je suis et je serai toujours au service de tous sans exclusive. (...) A tous les électeurs dont je n’ai pu bénéficier des suffrages, je voudrais qu’ils soient profondément rassurés de ce que je n’en éprouve et n’en éprouverai aucun ressentiment à leur égard » Abalo Balakyem Kpeouzim
1 2009-09-04 01:49:55 Etiko
2 2009-09-10 00:05:12 Togobond
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