Economie
18 décembre 2009
DE LA NECESSITE DE CREER UN PONT DE DEVELOPPEMENT ENTRE LA DIASPORA ET L’AFRIQUE
Il est plus que temps de créer un pont de developpement entre la diaspora africaine et leurs pays d’origine. La plupart des Etats africains en tant que tel ont jusqu’alors feint de reconnaître, ou pour être plus direct, ont tout simplement failli de reconnaître l’impact significatif des fonds transferés par la diaspora vers leurs pays d’origine, sur leur économie. L’évaluation de cet impact aidera les pays africains á mettre sur place une politique rationelle de canalisation de ces fonds vers des secteurs de développement. Et c’est ce que j’appellerai “la création de pont de développement entre la diaspora et l’Afrique”.
Chaque immigré á son niveau tient a coeur le bien-être de ses membres de famille restés au pays, et envoie régulièrement de l’argent pour les soutenir dans leurs besoins. Tantôt c’est de l’argent pour soutenir un oncle ou un cousin malade, tantôt c’est pour payer les frais de scolarité ou de formation d’un frère , ou tout simplement voler au secours d’une famille frappée par la famine. De facon générale, l’utilisation finale du fonds est plus que ponctuelle et systémique. On a beau gloser sur le montant total de ces transferts mais jamais sur leur utilisation exacte. Mais le constant est lá : aucun projet durable de développement ne benéficie de ces fonds, faute de structures dignes de ce nom, capable de les orienter vers des secteurs qui produiront des fruits a grande échelle pour toute la sociéte en général.
Bon nombre des Etats africains, et plus particulièrement les Etats Subsahéliens basent leur développement sur les aides a recevoir des pays riches, ou du moins y accordent une importance relative. Pire encore, la nouvelle notion de “straightjacket” prônée et louée par les tenants de la globalization, influence beaucoup nos dirigeants africains dans leur prise de décisions economiques. On tente de mettre en place et en désordre sans études préalables approfondies, des structures économiques et mesures fiscales ayant pour finalité d’attirer des fonds d’investissements étrangers. Mais les conditions économiques africaines, disons plutôt les réalités économiques et sociales africaines sont telles que l’application stricte des mesures prônées par la “globalisation” relève du surréalisme.
Je ne veux pas rentrer ici en détails dans les effets ou benéfices de la globalisation, de peur d’activer des polémiques inutiles, qui de loin ne sont pas le but visé de mon analyse. Au contraire ce que je veux souligner, c’est plutôt la nécessité de créer une politique économique capable d’attirer les fonds en provenance de la diaspora. La logique en voudrait ainsi puisque les transferts de fonds en provenance de la disapora dépassent largement ces dernieres années les aides recues par les Etats africains des pays riches, si je me tiens aux dernières declarations du Dr. Yves Ekoue Amaizo au cours du dernier forum de la CoDA.
L’actuelle crise financière doit nous ouvrir les yeux, et peut être exploitée positivement par toutes les composantes de la sociéte africaine tant á l’intérieur qu’á l’extérieur. Si nous partons du simple constant que les transferts de fonds de la diaspora tendent a dépasser les capitaux étrangers recus, et qu’á cause de la crise financière, ces capitaux étrangers decroîtront, nous pouvons toutefois conclure que dans un proche avenir, l’Afrique n’aura pour principal bailleur de fonds que la diaspora. Alors pourquoi ne pas mettre en place des mesures pour encourager cette diaspora á en faire davantage pour aider le continent a décoller ? Il est un fait que l’Africain a l’étranger a une connaissance très limitée sur les instruments financiers.
En conséquence, il n’aime pas prendre des risques en investissant dans les marches financiers ou dans des activités pouvant lui générer de revenus substantiels mais a haut potentiel de risques.
Résultat : bon nombre d’Africains ont un fonds considérable dans leurs comptes bancaires et ne produisant rien comme intérêt. Ils en sont conscients et ne savent pas trop que faire. Le laveur d’assiettes á Paris, le laveur de voitures á New-York, l’ouvrier specialisé á Milan ou encore la tresseuse de cheveux á Chicago ne sait que trop faire de ses épargnes, gagnées au fruit de dur labeur.
Mais une chose est certaine : il est conscient que le dollar diminue en valeur, que l’Euro ne sera pas éternellement au même niveau, que l’argent qu’il a aujourd’hui dans son compte bancaire perdra de pouvoir á long-terme s’il ne génère rien comme intérêts. Mais que faire ? C’est ici que les pays africains doivent proposer un contrat de “win-win” á la diaspora.
Comme je l’avais dit plus haut, nous devons profiter de la crise financière actuelle, tant au niveau de la diaspora qu’au niveau des Etats. Les Etats africains doivent maintenat mettre en place des mesures incitatives pour pousser la diaspora á rapatrier beaucoup plus de fonds. Ces mesures doivent être assorties par des propositions concrètes de projets de developpement á financer, et qui permettront á la diaspora de capitaliser sur son investissement, et aux Etats d’ameliorer le bien-être général des populations. Dans une prochaine analyse, j’étalerai quelques mesures concrètes qui je crois, peuvent-être le point de départ d’une réflexion beaucoup plus approfondie.
Kossi KOUDAHENOU.
koudahenou@gmail.com
1 2009-12-18 12:10:20
OdemSu.
Monsieur KOUDAHENOU,
C est une idéé formidable, qui doit servir dans le cadre d une conférence de la Diaspor, où l ordre du jour serait uniquement ce thème. Pourquoi ne pas faire autrement. Demander tout simplement aux technicien du domaine Financier, les gens de resources comme AMAÏZO det consort de nous proposer un Projet : de Fond d investissement( Ets Financier) dont la Diaspora serait detenteur essentiel des actions. Chacun achéte des actions, des parts, selon son pouvoir d achat. Mais cet Ets ne financerait que des projet bien définis dans le concepte de Société. Même si les marges sont faibles nous auront gagné sur deux pôles aider ce qui sont restés au pays et en même temps obtenir des dividendes de 1% à 5%.
Moi j aurais proposé que au lieu de contribuer par des dons à financer la campagne d une élection qui ne nus apporterons pas les changements souhaités. Commençont à créer des facteurs économiques qui nous donnereons une influence sur les collectivités, les cantons, les préfectures, les régions, et enfin nationales, et le changement viendrait de lui même sans éffusion de sang.
Biensûr pour tout ça il faut d abord trouver, l intélligentia capable de structurer tout ce monde de la diaspora. Les gens comme AMAÏZO ; BOKO, Un certain professeur Politologue à l université de Bordeaux, je coix, que je trouve aussi bien ; et plein d autres qui doivent se pencher sur la question et nous proposer un projet solide, ne seraisse que chaque Diasporarien accepte d investir 1000 Euro par an en moyenne calculer seulement ce que ceci donnerait si nous prenons le chiffre de 1 000 000 de togolais hors du Togo.
Ce thème serait le bien venus pour nous tous.
Bien de chose à vous tous !
2 2009-12-19 00:29:23
immigration choisie
PAS CON l idée !mais l absence de toutes règles juridiques chez nous,à cause des ventocrates qui nous gouvernent font que la belle idée ,est presque irréalisable pour l instant.d où l importance de financer la campagne.pour dormir,il faut faire son lit.
3 2009-12-19 07:39:26
Helim-Kfam
Idée intrinsèquement bonne.
Mais ce genre d idée pourrait marcher au Mali, au Bénin, au Ghana, Au Burkina, en Côte d Ivoire. Mais ne marcherait pas dans des pays comme le Togo, le Congo, le Gabon, ... les pays où la secte mafieuse françafricaine ne laisse aucune marge de manoeuvre à des personnes non cooptées.
J en ai fait les frais et en fait encore les frais.
Si 10% seulement des 1 000 000 de togolais de la diaspora, soit 100 000 investissent 10 euros seulement dans la campagne du bon candidat du moment, le pays est libéré et on peut enfin faire des projets.
Idem si 1% de la diaspora, soit 10 000 investit seulement 100 euros chacun.
Nous avons de sérieux problèmes, c est de l autosabordage inconscient. Inutile de se plaindre d ailleurs du régime en place si nous mêmes nous sommes incapables d analyse et de décision.
4 2009-12-20 11:06:36
jeandeparis
Mr Helim-Kfam, ne politisez pas toutes les initiatives que nos compatriotes proposent.
Je serai curieux de savoir depuis combien de temps vous n avez pas mis les pieds au Togo,
Une grande banque africaine a ouvert son capital en 2008, la diaspora togolaise aurait pu participer, quand vous voyer à la bourse de valeur des pays comme le Ghana, le Nigéria la participation de la diaspora, 25 à 50% des titres ont été acheté par la diaspora de ces pays.
Nous avons au Togo un gros problème nous n aimpns pas notre pays, faîtes un tour au grand marché de Lomé vous verrez que 90%des affaires, du commerce est détenu par les étrangers.
Nous perdons notre temps à tout politiser.
Nous togolais, nous avons perdu le sens des affaires et notre pays est économiquement au mains des étrangers, le BURKINA FASO, le NIGER, le MALI pays englavés font mieux que nous sur le plan économique.
Allez y à Lomé et dans la banlieu et voyez les points de vente d eau vous verrez que même ça les togolais ne savent pas le faire.
Tous les togolais sont dévenus des expert en blabla
5 2009-12-20 12:27:04
OdemSu.
Chers amis,
Biensûr que si nous nous engageons en rang disperser à investir dans une entreprise privée, en ce moment au pays, nous perdrons toujours. Car ce serait des actions isolées, et de se point de vue, facile à être étouffé par la mafia kabyé, qui sevit au pays.
un intervenant disait en haut qu il faut faire le lit avant de se coucher ! ce qui fait une sagesse du terroire. Et c est vraie ! Ce fond d investissement dont nous parlons ici constitute un element du lit.
Disons tout simplement que les tenants du pouvoir au Togo ; sont structurés en un reseau très puissant.Si vous avez eu la chance de cotoyer ces monsieurs, juste un court moment vous saurez que le RPT et ses accolytes n ont peur de rien,et de personnes ; sachez ceci, les tenants du pouvoir au pays ont depuis longtemps un plan B, au cas ou ils perdaient le pouvoir, ce serait naïf de croire que si le RPT est battu au élections prochaines,donc nous avons sauvé le Togo, il faut aussi lier le pouvoir financier, de ses barons, et c est là le vraie problème.(sabotages economiques, insécurité générale,bataille politique et autres)Ces monsieurs ont les moyens de rendre le pays ingouvernables pour arriver à un N ieme Accord.
C est pourquoi il est question ici de mettre une structure financière supportée par la diaspora en place, un fond pouvant contre carré, les actions néfastes de cette grande machinerie qu est la movance présidentielle. N oubliez pas surtout que l alternance va faire du mal, à une grande partie des hommes affaires au Togo, comme à l extérieur, et qu il faut offrir à ce beau monde, un filet d amortissement du chock, si non ils vont rejoindre le camp adverse, pour sauver leur intérêt, ce qui est normal pour un homme d affaire.
De ma position personnelle ; moi je pense plutôt que, l alternance viendrait étape par étape pour enfin se consolider. L alternance pour 2010,n est pas un objectif réaliste de mon point de vue. Chacun étant libre de croire ce qu il veut. Je pense plutôt que les ingrédients ne sont pas réunis pour faire cette sauce de l alternance en 2010.Et que Si d aventure cette alternance intervenait, ce qui serait une bonne surprise. Il faut se demander à quelle prix ! Combien de vie humaine encore à sacrifier. Seulement parce que des Politiciens, ou penseurs, n ont pas pris des mesures de la taille de l évenement. Le Changement au Togo, a bésoin d un capital financier, que ce soit pour financer, les activités politiques, ou financer des projets des jeunes qui animent cette mouvance de l alternance. Le RPT fait la même chose, vous êtes de la mouvance RPT, vous obtenez rapidement, des marché d Etat, vous trouvez rapidement un job ;vous avez le financement de vos micro-projets, vous avez le taux minimal en douane pour vos importations. Que donnons nous aux militants, à part des promesses, d un lendemain meilleur. Il est temps que la diaspora Togolaise s organise pour créer son propre Réseau de financement, et soutenir l alternance conséquente. Il y a quand même les têtes bien garnient dans cette Diaspora pour organiser, structurer, gérer, une opération pareille, dit donc. Le Reseau de financement de l opposition que constituait les Nana-Benz au Togo, est foutu en l air par Eyadema, en introduisant, sur le marché des copies venant de Chine, et ce marché est tenu par, les femmes du pouvoir. La vente des voitures au port ce qui entre temps constituait un recours pour la grande partie, est aussi recupérer par le pouvoir par intermédiaire des Libanais qui payent des chargers de protéger au tenants du pouvoir. Enfin tout recemment que se passe t-il avec notre HOUNGBO, qui est entrain de sabotter nos parents dans le plateaux, ils sont entrain de renforcer, le pouvoir financier des Kabyè venus s installer dans les plateaux, pour acquisitions des plantations de café et cacao, que nos parents ne peuvent plus financer, ou exploiter, à cause de la mauvaise gestion de SOTOCO, et de l OPAT. Voyez vous c est ce qui se passent au Pays. Bientôt un camp militaire dans les lacs, pour servir de base. Et c est le lancement d un autre groupe de mafieux pour les zones Lacs , Yoto, et Tsevié avec le Basin de ZIO, pour prendre la production du maïs et du manioc en main,et dans le basin des cultures maréchères,les projets de financements sont déjà ficellés et dans les mains des ponds du pouvoir.
Mes amis il n y a pas de changements politiques sans de sérieux projets économiques là derrières, il faut des gens pour financer le mouvement. Nous sommes dans un monde capitaliste, et d intérêt, libre échange. Notre opposition est tellement vetuste.Qu on se pose souvent la question de savoir, s ils croient eux même en ce qu ils servent au peuple.
Que la paix soit avec vous ! Et bon dimanche à tous !
OdemSu
6 2009-12-21 15:31:33
Helim-Kfam
@OdemSu
Parler de "mafia kabyé", c est ne rien comprendre au monde dans lequel on vit. mafia kabyé, mafia kotocoli, mafia ewe, mafia bassar, mafia quoi encore ?
Non tous le monde a le même problème, bouter les esclavagistes criminels de la françafrique hors du Togo et hors d Afrique.
La mafia françafricaine a choisi quelqu un au Togo en la personne d Eyadèma pour des raisons que les historiens et politologues peuvent expliquer. De proche en proche une clientelle militaro-politico-affairiste autochtone s est constituée autour. Pour remplacer Eyadèma dont la vie déclinait, cette françafrique s est entendu avec cette clientelle pour conserver leur pouvoir, l une pour continuer le pillage du Togo comme ailleurs en Afrique, l autre pour conserver le train de vie que leur concède la premiere, point final.
Le choix de la françafrique aurait pu se prter sur Abalo ou Afi. Illuminé soit celui qui peut nous dire si on serait mieux ou moins bien.
Il s agit de comprendre le fond du prolème, de savoir le véritable ennemi afin de nous mettre ensemble pour le bouter hors du Togo ou du moins arrêter ses pratiques criminelles qui tuent le peuple sans distinction d origine et de culture.
7 2009-12-21 15:36:38
Helim-Kfam
8 2010-04-07 23:18:03
AKPLOGAN
J envoie ce message à tous les Togolais de la Diaspora dans le monde entier.
Il faut se préparer dès maintenant pour installer au Togo un vrai dynamisme économique après l alternance démocratique.
Car un pays ou la majorité des entreprises (PME, PMI, entreprises Industrielles etc..) est dominé par un clan ou les coquins de ce clan domine le tissu industriel n’est pas bon Pour le développement d’un pays.
Etant donné que la Diaspora Togolaise a aujourd hui les moyens, vue le montant des sommes qu elle envoie annuellement au Pays (environ 100 à 150 millions d euros) - Vu également le nombre de Cadres, de Médecins, de Chimistes, de Biochimiste, de Professeurs d Université, de Chercheurs, de Chef d’entreprise, de Techniciens etc.., qui travaillent dans les pays occidentaux, on peut juguler ces efforts financiers et compétences pour créer des unités de production, des centres de recherches et développement etc.... pour dynamiser et faire évoluer notre chère patrie le Togo vers un lendemain meilleur.
Nous pouvons opérer dans divers domaines comme :
* La Biotechnologie (fabrications des médicaments) Ce marché est entrain d être accaparé par les Indiens et les Chinois et les Brésiliens
* Les Nanotechnologies
* Le Génie des logiciels * La mécanique de précision - usinage et fraisage des pièces de haute qualité
* Les Industries de transformation ou de sous-traitance industrielle comme l’agro-alimentaire, la plasturgie, la papeterie, la chimie, la chimie fine comme la chine des médicaments etc...
*La transformation des plantes exotiques pour évoluer vers les médicaments de demain.
* Des centres de formations professionnels adaptées aux métiers qui nous permettront de créer des produits à valeur ajoutée made in Togo destiné à l’exporter vers tous les pays du monde.
* L’industrie de l’habillement et de la confection
* L industrie de tourisme etc. etc...
Les pays comme : le Japon, la Corée du su Sud, Singapour, la Malaisie, le Taïwan, la Chine, l Inde sont tous passés par là.
Aujourd hui, la majorité de ces pays ont les moyens économiques et financiers, un taux d’épargne assez conséquent, un pouvoir d’achat qui permet à leurs habitants de vivre au dessus du seuil de pauvreté. Ils se permettent aujourd’hui de vendre leurs biens manufacturés dans tous nos pays d’Afrique où pour aller invertir dans d autres pays d’Afrique comme le Togo
Si cette idée intéresse quelqu un de la Diaspora, il m envoie son E-mail, je lui ferai parvenir, le projet.
Merci
|
|
|
|
|
|