Société
14 décembre 2010
A vous tous qui êtes tombés, isolés, intimidés, harcelés pour la cause des droits humains

La situation des droits de l’Homme au Togo demeure une préoccupation
pour les Togolais dans la mesure où l’Etat de droit demeure davantage un
vœu qu’une réalité. En l’absence de réelle volonté politique pour mettre fin à la culture de l’impunité qui conforte les violateurs dans leur pratique, la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (L .T.D.H) rédige le présent rapport sur la situation des droits de l’Homme au Togo en 2010.
Le rapport est structuré en trois (3) parties qui concernent l’ensemble des
droits humains, à savoir les droits civils et politiques, les droits économiques
sociaux et culturels et les droits de la troisième génération qui ont trait au
développement, au genre, aux enfants, aux personnes vulnérables.
Tables des matières
Rapport 2010 Page de Garde
Rapport général des Droits de l’Homme
1 2010-12-15 07:19:08
OMANLE
2 2010-12-15 20:09:29
Papao
Oui, merci pour vos rapports qui en réalité ne pas sont qu´aux togolais seuls mais aussi à montrer à l´opinion internationale ce qu´elle sait déjà trop du Togo. Nous trouvons que ces rapports sont trop centrés au Sud qu´aux autres coins de pays où il se passe aussi des choses terribles et dramatiques. En 2011, nous souhaitons que le Togo connaisse un début d´une Paix durable et éternelle. Que le régime connaisse sa chute, la fin de son long rêgne et Que Dieu fasse émerger un sauveur d´où qu´il soit du Togo. Bonheur et Santé à tous ! Voeux sincères à la diaspora qui végète toujours dans les vicissitudes de la vie dans leurs pays d´acceuils - Succès dans toutes ses entreprises et que le Seigneur l´ouvre le chemin du retour au Togo avec tout le Bonheur.Oui, cette diaspora a toujours souvert du manque du plus beau pays le Togo. Elle a souvent baissé les yeux lorsque certaines personnes ou évènements divers viennent la rappeller qu´elle mérite mieux dans son pays d´origine le Togo. Nous souhaitons aussi que le prochain rapport tienne compte dans la mesure du possible des quotidiens de tout le Togo (Prefectures, villes, villages et hameaux...) Vive le Togo.
3 2010-12-16 14:15:21
AdawatoR, AdawaLand
LPV
Me Jean Dégli : « il nous faut une transition… »
Trois mois après son retour d’un long exil de près de 17 ans, Me. Jean Dégli s’est exprimé sur la situation politique nationale. C’est à travers une interview accordée au confrère, « Le Changement ». L’ancien ministre des Droits de l’Homme au sein du premier Gouvernement de transition, dirigé par Me. Joseph Kokou Koffigoh, estime qu’une transition s’avère indispensable pour l’établissement d’un Etat de droit et un renforcement du processus de démocratisation au Togo.
« Le plus gros problème du Togo est d’avoir raté sa transition vers la démocratie mise en place après la Conférence Nationale Souveraine », analyse le plus jeune ministre du premier gouvernement de transition. Pour Me. Dégli cet échec est la conséquence « de la mise en avant exacerbée des intérêts personnels qui ont conduit à la trahison de la lutte du peuple par ceux à qui celui-ci avait remis le flambeau de sa lutte ». Des divergences sont très tôt intervenues entre ce militant des droits de l’homme resté proche des mouvements estudiantins, fer de lance des revendications pour l’élargissement des libertés publiques dans les années 90, et le Premier Ministre Kokou Koffigoh.
Récemment, Me Jean Dégli abordant sur une télévision locale la pertinence de l’implication des Nations Unies dans l’organisation de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, a révélé que « c’est le Premier ministre Koffigoh, qui s’était opposé à cette proposition », pour la tenue de la présidentielle d’août 1993, consacrant la fin de la transition démocratique au Togo. Une déclaration intervenue à un moment où la présence de Joseph Koffigoh, président de la mission d’observation de l’Union Africaine (U.A), à la cérémonie controversée d’investiture de Laurent Gagbo, défrayait la chronique.
« Si nous ne faisons pas un jour cette transition indispensable vers un véritable Etat de Droit, nous aurons toujours des difficultés pour sortir de la dictature ou des simulacres de démocratie », a affirmé l’avocat, qui est passé par toutes les étapes d’engagement pour la démocratie au Togo. Mais aujourd’hui, Me. Dégli semble un peu déçu de la tournure que prend la lutte. « Tout s’arrache. Il faut donc savoir arracher cette transition politique vers un régime et un lendemain meilleur au lieu d’attendre qu’elle soit décrétée par le pouvoir », s’est t-il indigné.
L’avocat qui dit se donner le temps encore d’observer l’évolution de la situation politique, pense que l’ANC doit s’efforcer de se départir « des pratiques d’exclusion et de confiscation de la lutte du peuple qui ont conduit l’UFC, là où elle se trouve aujourd’hui et fait perdre inutilement vingt (20 ans) au peuple en souffrance ». Mais selon Jean Dégli, « l’ANC doit définir un programme et une ligne politique clairs, ainsi que des méthodes de lutte capables de faire aboutir le flambeau de la lutte qu’elle veut reprendre », déplorant au passage que pour le moment, « rien n’est lisible ou visible en ce sens dans ses premiers actes ».
Le président d’honneur de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), a qualifié de « déplorable », la situation des droits de l’homme au Togo, à la lumière du dernier rapport de la Ligue. Il a invité le pouvoir à ne pas se comporter comme si les avancées notées au plan des droits de l’homme après les évènements de 2005, « n’ont servi qu’à obtenir la légitimité internationale et qu’une fois cette légitimité gagnée, le régime peut désormais mépriser les droits humains ».
Beaucoup de jeunes engagés dans les années 1990, attendaient une sortie de Jean Dégli après son retour d’exil en Août 2010. Mais malgré cette interview, l’avocat à qui beaucoup d’observateurs prédisent une carrière politique inévitable, estime cependant que son heure n’est pas encore venue. « Mon heure n’est pas encore venue. Dès que cette heure aura sonné, je m’exprimerai », a-t-il dit pour conclure l’interview.
Aghu, correspondant de Koaci.com à Lomé
4 2010-12-16 22:47:42
Papao
5 2010-12-17 16:16:25
Khephren
Bonjour,
Salut à toi mon frère AdawatoR et un grand merci pour ce posting. Je m’attendais depuis longtemps à une sortie de Me Dégli et là, je suis heureux de lire cette sortie qui est, d’après moi, un plus mais aussi un moins.
Un plus parce que Me Jean Dégli a su résumer de façon très concise la raison fondamentale de l’échec de la démocratie dans notre pays et la situation de chaos. En effet, je suis très content de lire Me Degli affirmé que notre pays a raté sa transition vers la démocratie car nous pensons la même chose que lui. Les aînés en qui le souverain peuple avait placé son espoir au lendemain du 5 octobre ont profondément trahi l’essence même de la lutte. En réalité beaucoup de togolais ont toujours voulu que les autres partis politiques se rallieraient à l’UFC pour constituer un seul mouvement ou un front, capable d’émettre d’une seule voix les revendications démocratiques du peuple ; mais triste a été le spectacle que ces gens ont exhibé. Ces messieurs de l’opposition ont tenté de faire croire aux togolais que nous vivons dans un pays démocratique alors que nous vivons sous le régime le plus répressif de la sous-région. Le mensonge, la concurrence imbécile, la délation, les luttes de leadership farfelues sont devenues la préoccupation majeure de ces partis politiques au dépend des aspirations profondes et légitimes du peuple togolais pour la démocratie. C’est pourquoi nous nous considérons qu’après 20 années d’une lutte sans un objectif clair et précis, une lutte essentiellement dominée par un égocentrisme répugnant et une trahison éhontée de ceux-là qui se sont arrogés le droit de parler au nom de ce peuple, ces gens et leurs affidés, quel qu’ils soient, n’ont plus rien à proposer à ce peuple !!! En d’autres termes, tous ceux-là aujourd’hui qui se réclament de l’opposition togolaise ont grandement failli d’une manière ou d’une autre et doivent prendre impérativement leurs retraites si non, le peuple les y forcerait en les ignorant tout simplement.
Un moins et une profonde déception à mon avis, lorsque je lis ce passage, je cite : « Mon heure n’est pas encore venue. Dès que cette heure aura sonné, je m’exprimerai »…je trouve que c’est simplement flatteur cette déclaration. Me Jean Yaovi Dégli a toutes les qualités intellectuelles, politiques et morales pour conduire sereinement le Togo dans une transition qui débouchera inévitablement sur une démocratie vraie et apaisée dans ce pays. Je suis plus que convaincu qu’en affirmant que notre pays a raté sa transition vers la démocratie, Me Degli a indubitablement diagnostiqué le mal de notre pays. Il a manqué simplement de faire mention du remède dans cette interview. A ce sujet, j’étais entrain de préparer un texte dont les idées se rapproche à peu près à ce que vient de dire Me Degli ; c est-à-dire que notre pays est dans cette situation parce que nous n’avons pas connue une transition. Rappelez-vous de comment la CNS s’est terminée...dans la précipitation totale et en queue de poisson. Je n’ai fais que l’introduction de mon texte et accouché les grandes lignes à développer mais toutefois, je m’en vais y mentionner ici la solution que j’envisageais pour notre pays puisque c’est ce qui me semble, manque dans cette interview de Me Degli. En effet, dans les pistes de solution, je prévoyais un moratoire sur les partis politiques. Il faut absolument supprimer les partis politiques pour une période d’au moins 5 années le temps de conduire une transition. Au lieu des partis politiques actuels qui sont profondément incompétents, inefficaces, égoïstes et egocentriques, il nous faut plutôt un mouvement, une association, un front. Il nous faut un mouvement transitoire comme le ‘Comité Transitoire pour le Salut du Peuple’ au Mali avec Toumani Touré. Au sein du CTSP malien il y avait des représentants de l’armée, des représentants de la société civile, des représentants des partis politiques, des représentants estudiantins, etc.…qui ensemble, ont formé un gouvernement et conduit les affaires du Mali jusqu’aux élections après la chute de Traoré. Le Mali se porte bien aujourd’hui. Les partis politiques actuels ont grandement failli, sont incompétents, sont usés, et ne peuvent aucunement et efficacement, conduire une quelconque lutte pour la démocratie dans notre pays. Nous devons reconnaitre cela si non le reste n’est que mirage. Ce n’est pas une ANC bancale qui tente désespérément de prendre la tête d’une UFC désarticulée qui fera mieux. Ce n’est pas non plus un CAR ou un CDPA moribond qui fera l’affaire. Tous ces partis politiques doivent laisser la place pour le moment à un seul mouvement capable de conduire les négociations avec le parti rétrograde pour une transition au Togo. C’est seulement à la suite de ceci que le moratoire sur les partis politiques peut être levé. Me Degli a su bien diagnostiquer le mal togolais, il a certainement une solution à son diagnostic même si cela ne transparaît pas dans cette interview, mais je pense fondamentalement qu’il a tort de dire que son heure n’est pas encore arrivée. Il y’a nécessité absolue qu’une nouvelle classe politique se forme très rapidement dans notre pays et je crois fondamentalement que Me Degli et quelques autres personnes dont je tais ici les noms peuvent valablement aider notre pays. C’est une question de survie pour le Togo et nos populations. Nous exigeons un mouvement transitoire pour ce pays avec des têtes comme Me Jean Yaovi Degli.
Vie, Santé, Force et Unité !
EB_Toutmosis3 alias Khephren !
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