International


31 janvier 2011

FRANCE-AFRIQUE : Le Service d’action civique (SAC)

Je me rappelle de cette histoire qui disait que de Gaulle recommandait aux dirigeants que son plan de domination de l’Afrique mettait à la tête de nos pays en lieu et place des dirigeants élus par les populations africaines, de poser un acte fort d’intronisation ; d’où l’expression consacrée « homme fort de… ». Ce fait a son importance car il caractérisera le système mis en place pour diriger l’Afrique depuis Paris, en mettant le continent au pas
Chirac en bon gaulliste en fera de même en faisant des tests nucléaires alors qu’un accord international interdisait les essais nucléaires grandeur-nature.
C’est ainsi que l’histoire en ouvrant la boite de pandore, nous aura mis sur les traces d’une association dénommée le SAC, une association de type loi 1901 qui avait toutes les caractéristiques d’une banale association mais qui en réalité était un groupuscule criminel aux ordres de de Gaulle pour faire taire ses détracteurs et opposants.

Le Service d’action civique (SAC) a été créée en 1958 de concert avec la France-afrique avec laquelle elle partage certains de ses membre. De 1960 à 1981 elle était au service du général de Gaulle puis de ses successeurs gaullistes. C’était une véritable police parallèle, créée à l’origine pour constituer une "garde de fidèles" dévouée au service inconditionnel du "Général" après son retour aux affaires en 1958. Ses statuts précisent seulement qu’il est une "association ayant pour but de défendre et de faire connaître la pensée et l’action du général de Gaulle". Il faut noter que le SAC fut bâti sur les ruines du service d’ordre du Rassemblement du Peuple Français (RPF), qui s’était déjà illustré dans des affrontements violents face aux communistes.
Le SAC est officiellement créé le 4 janvier 1960, date de son enregistrement à la préfecture de Paris, avec Pierre Debizet (photo), comme son premier président officiel sous la férule de Jacques Foccart.

Dans les rangs du SAC on retrouve d’autres gaullistes de la première heure, et membre du réseau france-afrique comme Jacques Foccart, Dominique Ponchardier, ou Christian Fouchet.
Pierre Debizet recrute parmi les militants gaullistes mais aussi dans le milieu du crime organisé, dans la police, la gendarmerie. Parmi les pères fondateurs du SAC, on retrouve Alexandre Sanguinetti, Charles Pasqua ainsi que son ami Étienne Leandri. Beaucoup de voyous de l’époque se sont promenés avec une carte du SAC, tels Jo Attia ou Christian David (dit « Le Beau Serge »), certains éléments de la pègre avaient choisi en 1940/44 la Résistance, et certains ont été déportés. Ce qui a créé des liens.

Le souvenir du service d’ordre du RPF a conduit à mettre en place une existence indépendante du SAC vis-à-vis du parti gaulliste.
La crise et la violence à partir de l’« autodétermination » de l’Algérie Lors du changement de cap du général de Gaulle au sujet de la crise algérienne, beaucoup de membres du SAC favorables ou militants de l’Algérie française démissionnent. En particulier Pierre Debizet laisse la place à Paul Comiti, un garde du corps du général De Gaulle, à la tête du service.
À partir de cette période où les grognards du gaullisme partent, le recrutement est de moins en moins sérieux, ce qui permet à beaucoup de personnes peu scrupuleuses de prendre du service. Les « incidents » vont alors se multiplier :
• En 1965, un membre du SAC, Georges Boucheseiche, est soupçonné d’avoir participé à l’enlèvement du chef de l’opposition marocaine Mehdi Ben Barka mais dit-on le SAC n’aurait pas joué un rôle très important dans cette affaire.
• En mai 1968, les membres du SAC déguisés en ambulanciers ramassent des manifestants pour aller les tabasser au sous sol de leur QG, rue de Solférino. Ils préparent la contre-manifestation en faveur de De Gaulle.
• C’est le SAC qui a expulsé des maisons des Jeunes divers mouvements et associations (Maoiste, Katangais) après les élections de juin 1968.
• Le SAC a créé l’UNI pour contrer la « subversion gauchiste » dans le milieu universitaire. L’organisation de Debizet a aidé jusqu’en 1976 le syndicat étudiant dans toutes ses démarches d’autant plus que beaucoup de militants avaient leurs cartes dans les deux organisations. Après 1976, la double appartenance existe, mais les organisations ont une direction distincte.
• Face à tous ces problèmes, Foccart rappelle Pierre Debizet à la tête du SAC pendant les événements de mai 1968. Il décide de remplacer la carte de membre qui ressemble trop à une carte de police et exige de chaque membre un extrait de casier judiciaire.
• Dans les années 1970, Patrice Chairoff publie dans Libération un plan du SAC prévoyant l’internement de gauchistes dans des stades. Ce document est attribué au marseillais Gérard Kappé, un lieutenant de Charles Pasqua qui dément.
• Le rôle principal mais méconnu du SAC est la surveillance du parti gaulliste : le responsable départemental du SAC est membre de droit du comité départemental de l’UNR, puis de l’UDR et du RPR, qu’il soit ou non adhérent du parti (il ne l’est souvent pas). C’est par ce biais que Jacques Foccart est si bien informé et les notes transmises à Debizet par ses responsables départementaux permettent plusieurs fois la mise en cause préventive de cadres ou d’élus indélicats et de les pousser vers la porte avant que la justice ne s’en mêle.
En 1975, Jacques Chirac aurait été président du SAC pendant une courte période, selon Daniele Ganser (2005), il a ensuite présidé, en tant que Premier Ministre, la réunion annuelle des cadres du SAC à l’Hôtel Lutetia.

Malgré l’épuration effectuée en 1968-1969, de 1968 à 1981, ses membres auront des ennuis avec la justice pour :
« coups et blessures volontaires, port d’armes, escroqueries, agressions armées, faux monnayage, proxénétisme, racket, incendie volontaire, chantage, trafic de drogue, hold-up, abus de confiance, attentats, vols et recels, association de malfaiteurs, dégradation de véhicules, utilisation de chèques volés, outrages aux bonnes mœurs. » (François Audigier, Histoire du SAC, p. 462).
Bref le SAC était dirigé par des groupes gaullistes très droitiers et activistes, recrutant des personnes souvent honorables (un magistrat de l’Est de la France, un certain nombre de militants ouvriers souvent liés aux syndicats indépendants (CGSI, CFT, CSL) et d’autre part une série d’individus aux franges du renseignement, du banditisme et de l’extrême-droite (voire des trois), utilisés pour des "coups" peu recommandables.

La fin du SAC : la tuerie d’Auriol
Pierre Debizet, responsable du SAC, arrive à Marseille en mai 1981 car il s’inquiète des rivalités entre les membres locaux de son organisation. Jacques Massié, le responsable local du SAC et policier est accusé de détournement de fonds et de proximité avec la gauche par les autres membres de l’organisation.
Quelque temps plus tard, Massié et toute sa famille sont assassinés. Rapidement, les meurtriers sont arrêtés et condamnés à de lourdes peines. Pierre Debizet est inquiété par la justice mais sans suite pénale. Une commission d’enquête parlementaire (uniquement composée de membres de la majorité de gauche, la droite ayant refusé d’y siéger) est constituée mais ne décide pas de demander la dissolution du SAC. Le Service d’action civique est dissous par le président François Mitterrand le 3 août 1982, par application de la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées.

Après la dissolution du SAC, de nouvelles structures apparaissent.

Solidarité et défense des libertés
Certains, lors de la période de flottement du SAC, voulurent récupérer cette organisation qui a toujours existé de façon autonome par rapport aux différents partis gaullistes. Charles Pasqua est l’un d’eux.
Le futur ministre de l’Intérieur créa à cette occasion « Solidarité et défense des libertés » qui rassemblait des membres du RPR, de l’UDF, des anciens du SAC et même de certains mouvements très à droite comme le Parti des Forces Nouvelles (PFN) qui rappelle étrangement le mouvement de rébellion de Guillaume Soro et de son parrain dont on n’ignore pas les liens avec les courants gaullistes proches de Chirac, Pasqua.
Ce descendant du SAC n’a pas eu une existence très importante. À la suite de l’attentat de la rue Marbœuf, le mouvement pasquaien précité organisera une manifestation où des militants du Centre national des indépendants et paysans (CNIP) et du PFN se distingueront. Ce mouvement sera vite dissous.
Charles Pasqua entre autres avait été exclu du SAC sur ordre de Jacques Foccart au début de 1969 pour avoir tenté d’en prendre le contrôle à la faveur des événements de mai 1968.

Le MIL
Le Mouvement initiative et liberté (MIL) a été créé par Jacques Rougeot président de l’UNI après l’élection présidentielle de 1981 et avant la dissolution du SAC. C’était une structure créée en marge de l’UNI, afin de permettre à ses anciens, entrés dans la vie professionnelle, d’avoir une structure d’accueil.
De nombreux anciens du SAC ont ensuite rejoint ce mouvement. L’implication possible de certains membres du MIL dans l’affaire des lettres de menaces envoyées à des personnalités politiques par la "cellule 34" a été évoquée en mars 2009 par la police chargée de l’enquête.

Ce petit aperçu peut assez bien nous renseigner sur les structures paramilitaires qui sévissent en général dans nos pays pour le compte des pouvoirs en place, leur mode de fonctionnement et leur origine/affiliation.

KamtRâ A. A. 2486


Vous avez dit

1    2011-01-31 13:44:15   SemperAltior

  • 1°se souvenir de qqch ; se rappeler qqch

    2°premier paragraphe : inintelligible !

    3°parallélisme gratuit et mensonger entre le Parti des Forces Nouvelles (PFN), les courants gaullistes proches de Chirac, Pasqua et Guillaume Soro .

    4°Assourdissant silence coupable sur le fonctionnement du FPI de Laurent gbagbo, du mouvemnt des jeunes apatriotiques de Blé Goudé copié sur le modèle du SAC !

    5°Aucun mot sur la laideur morale du gal de Gaule dont le SAC - rien que par le mot- est un des fruits vénéneux.

    De même que las Arabes maudissent la naissance d isral de même nous Africains nous devons maudire cet homme et cacher sur sa tombe. Il est l alpha et l oméga de notre décrépitude morale, politique, sociale, culturelle, écomnomisuqe. Un hypocrite, que dis-je un satan de la plus cruelle espèce !

    Tout vrai Français le hait car il a fait de leur pays la honte de l humanité.En effet,c est ce grand hypocritique de Gaule, homme cynique et pervers qui a enseigné la cruauté et le sadisme aux dictatures du monde entier. Même les Etats-Unis ont sollicité la science criminelle qu il a fait développer par ses hommes et ses réseaux.

    Rappelez-vous, c est lui qui a fait assassiner le Président Sylvanus Olympio de la façon qu on sait, et plusieurs leaders africains.

    On ne se réjouira pas assez de la honte que lui a fait manger Sékou Touré en 1958. Les images de cete honte infligée à l ombrageux hypcrite de Gaule sont superbes.Le géant de gaulle a même oublié son képi, qu on lui a remis à l aéroport ! Le Peuple guinéen n avait que faire de ce trophée nauséabond !

2    2011-01-31 21:49:16   agovio

  • LU POUR VOUS

    Me Hermann Yaméogo, président de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD) : "Le Président Gbagbo mène un combat transfrontière qui interpelle tous les citoyens du monde soucieux de la primauté du Droit" Publié le lundi 31 janvier 2011 | Partis Politiques

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    Crise post électorale : Déclaration de la jeunesse Atchan lu par Aké Siméon
    - RTI - 28/1/2011

    Dossier

    Manifestations de soutien à Gbagbo - suite présidentielle 2010 1) San Finna (SF) : Etes-vous étonné par la crise postélectorale que vit la Côte d’Ivoire ? Me Hermann Yaméogo (HY) : Pas le moins du monde ! J’ai souvent employé le concept de coup d’Etat électoral dans le contexte de la crise ivoirienne pour prévenir que malgré l’Accord politique de Ouagadougou, on pourrait bien recourir à la fraude pour convertir cette tentative de putsch du 19 septembre 2002 en coup d’Etat électoral.

    2) SF : Qu’est-ce qui vous faisait penser à cela ? HY : Dans toutes les Résolutions du Conseil de Sécurité comme dans tous les accords relatifs au dossier ivoirien, il était régulièrement mentionné la réunification, le désarmement, la reconnaissance de la primauté de la Constitution, des lois et institutions ivoiriennes. Le 4ème accord complémentaire de l’Accord de Ouagadougou du 22/12/2008 précisait bien, concernant le désarmement, ce qui suit en son Article 3 : « Afin de favoriser l’organisation des élections dans de bonnes conditions, les deux Parties ont convenu de relancer, sans délai et sous la conduite du Cci et la supervision des Forces impartiales, le désarmement, le stockage des armes des deux Forces ex-belligérantes, ainsi que la démobilisation des ex-combattants ; des Forces nouvelles. En tout état de cause, ces opérations devront être achevées au plus tard deux mois avant la date fixée pour l’élection présidentielle ». Eh bien, malgré toutes ces garanties, le désarmement n’a pas eu lieu. Pour moi, le simple fait que l’on n’ait pas vu s’exercer des pressions de la part de la communauté internationale pour que la rébellion rentre sincèrement dans la République , indiquait qu’il y avait anguille sous roche. On entendait utiliser la partition de fait du pays pour influencer le moment venu, le vote.

    3) SF : Mais alors, pourquoi d’après vous, Laurent Gbagbo a-t-il tout de même accepté d’aller à ces élections ? HY : En tout cas, il se sera battu pour faire respecter la Constitution ivoirienne qui dit que les élections ne peuvent s’organiser quand le pays est divisé. Mais la pression était trop forte, et pour le contraindre à aller à la guillotine électorale, on a mis à contribution les médias pour le faire apparaître comme un pleutre, celui qui se défile tout le temps pour organiser les élections parce qu’il sait qu’en le faisant, il ne peut qu’en sortir perdant. Il a fini par s’y plier, se disant sans doute qu’il avait certaines cartes maîtresses en main : un peuple avec lui, l’engagement de la communauté internationale à faire respecter la Constitution ivoirienne, celui de son adversaire de respecter les décisions de la Commission électorale indépendante comme celles du Conseil constitutionnel.

    4) SF : Ne peut-on pas quelque part, dire qu’il se prévaut maintenant de sa propre turpitude ? HY : L’argument pour moi est puéril et juridiquement faible. D’abord, à la limite, ce n’est pas parce que quelqu’un accepte d’être victime d’une infraction pénale que cela efface automatiquement la commission de l’acte délictueux et éteint toute action pénale. Si l’on peut transiger sur tout ce qui intéresse le civil, on ne peut –sauf rares exceptions- le faire pour le pénal. Ensuite, Laurent Gbagbo n’a jamais accepté le bafouement de la primauté du Conseil constitutionnel ni le transfert de la légitimation populaire du peuple souverain de Côte d’Ivoire à une communauté internationale, juridiquement incapable.

    5) SF : Mais, et cet article 64 du Code électoral qui montre que le président du Conseil Constitutionnel s’est trompé parce qu’il aurait dû faire rependre les élections… ? HY : D’abord, nulle part, il n’est fait interdiction à ce Conseil d’évoquer un différend électoral et de le vider en dernier ressort. D’ailleurs, la loi organique relative au Conseil constitutionnel prévoit ces cas de figure. Mais à supposer même que votre observation soit fondée, encore qu’on en soit loin, on ne ferait là que commenter une décision de justice revêtue de l’autorité de la chose jugée, non susceptible de quelque recours que ce soit. Voyez-vous, il n’existe pas une instance à laquelle est reconnu le pouvoir d’élever le contentieux électoral pour réformer la décision du Conseil constitutionnel. Même l’Etat le plus puissant du monde ne le peut. Les Nations Unies n’y sont pas davantage habilitées encore moins la fameuse « communauté internationale » qui n’est même pas un « machin » mais un attrape-nigaud pour ne pas dire une couillonnade.

    6) SF : Et la certification, ça compte pour rien d’après vous ? HY : La certification, je vous le rappelle, devait se faire à la fin de tout le processus comme cela s’est fait au premier tour. La CEI a tenté de doubler le Conseil constitutionnel, ce qui révèle encore plus a posteriori la préméditation du coup d’Etat électoral. En tout état de cause, le jeu ici n’était pas de faire de Mr Choi celui qui en dernier recours, légitimerait le vainqueur. La Résolution 1765 des Nations Unies, ainsi que l’a rappelé Me Marcel Ceccaldi, avocat du Barreau de Paris, n’a pas fait droit aux demandes d’extension des compétences de Mr Choi mais a plutôt limité ses pouvoirs par rapport à ceux qui étaient reconnus à son prédécesseur Gérard Stoudman, Haut représentant des Nations Unies pour les élections en Côte d’Ivoire. Et il a été réaffirmé que la certification ne saurait s’entendre d’un transfert de la compétence du pouvoir de légitimation du peuple ivoirien au Sieur Choi. Enfin, je vous rappelle qu’un collectif d’avocats entend même demander une sanction contre Mr Choi pour détournement de pouvoirs, violation de la charte onusienne…. Je ne vois pas, si le Droit est bien dit, comment Ban Ki-moon lui-même n’y laisserait pas des plumes !

    7) SF : Pour vous donc, Laurent Gbagbo est bien dans son droit ? HY : Laurent Gbagbo est tout à fait dans son droit. Absolument. La communauté internationale a été embarquée dans une entreprise foireuse par des politiques qui pensaient que de la même manière qu’ils foulent sans conséquence au pied les constitutions de bien de pays africains pour y réaliser des putschs électoraux et placer ceux qu’ils voulaient à la tête des Etats, ils pouvaient ensemble et de concert, en bande organisée, faire la même chose en terre éburnéenne. C’est le bide honteux. Nicolas Sarkozy, Ban Ki-moon, ont oublié qu’ils avaient affaire à un homme vissé à la tête d’un Etat, en parfaite symbiose avec une Armée patriotique, un peuple mobilisé, et non à des opposants malmenés, sans le sou, dans le silence de la « communauté internationale ». Un homme, qui n’est pas, leur en déplaise, arrivé accidentellement au pouvoir et qui incarne une Cause dans laquelle il lui suffisait de savoir se concilier le temps pour en faire éclater la noblesse aux yeux du monde. Nous y sommes actuellement, et on peut imaginer l’humiliation, pour ne pas dire plus, qui en résultera pour tous ceux qui se sont précipités dans cette aventure en osant même semer la graine de la désorganisation dans certaines organisations comme la CEDEAO, l’UEMOA, la BCEAO …

    8) SF : Quel sens en définitive donnez-vous au combat qu’il mène ? HY : Je situe son combat dans une triple dimension. La première est nationale et concerne la mobilisation de ses compatriotes pour sauver les institutions, l’identité de la Côte d’Ivoire, l’indépendance -au sens entier du terme- de son pays. La seconde est africaine et elle s’attache à sensibiliser tous les Africains à la nécessité d’engager le véritable combat libérateur qui passe par la reprise en main des richesses du continent. La dernière dimension est mondiale et s’attache à l’atteinte portée au droit international par des nations gardiennes de fait de l’ordre public international en tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le fait incriminé ici, c’est la reconnaissance par les Usa, la France, l’Union Européenne, les Nations Unies, de l’élection d’un candidat en violation de la Constitution et des lois d’un pays en lieu et place de la volonté d’un peuple, des standards démocratiques internationaux en matière électorale, et ce par des manœuvres dolosives. Il y a ici un combat transfrontière qui interpelle tous les citoyens du monde soucieux de la primauté du Droit.

    9) SF : Quels risques voyez-vous si son combat n’aboutit pas ? HY : Pour la Côte d’Ivoire, ce serait un virage vers la mise à l’encan des richesses du pays, la captation de sa souveraineté nationale et pour l’Afrique, ce serait une nouvelle ère d’exploitation avec encore plus de mépris et de néantisation de l’homme noir. Ce serait la voie royale pour la corrosion du Droit, sa domestication par des forces maffieuses, politiques, médiatiques, financières… Ce serait l’amorce d’un processus d’insécurisation du monde car si le Droit, qui est la poutre maîtresse de toute collectivité humaine organisée, est corrompu, c’est toute la collectivité qui le sera.

    10) SF : Que pensez-vous de la décision prise à Addis-Abeba de confier à un panel de cinq chefs d’Etat le soin de trouver, dans le délai d’un mois, une solution de sortie de crise contraignante pour les deux protagonistes ? HY : Elle va dans le sens de certains pays africains (Afrique du Sud, Angola, Malawi, Gambie, Cap Vert, Zimbabwe…) qui ont toujours préconisé le dialogue en lieu et place de la guerre, et surtout une solution typiquement africaine au règlement de la crise. C’est le lieu pour moi de souligner la position tout à fait sage et courageuse prise par Alpha Condé à Ouagadougou et à Luanda par rapport au règlement de ce dossier par des voies négociées. Cette décision de l’UA, je dirai qu’elle me contente mais m’inquiète aussi. Elle me réjouit d’abord car elle recadre les va-t-en guerre, démasque l’imposture de la communauté internationale, fait droit contre Ban Ki-moon, à la demande de vérification et d’évaluation du processus électoral demandé par le président Laurent Gbagbo. C’est dire que, plus que les fraudes proprement dites à l’encontre de ce dernier, c’est le complot international contre la Côte d’Ivoire, à travers toutes ses péripéties, qui risque d’être mis à nu. D’un autre côté, j’imagine les tsunamis que peuvent provoquer ici et là, jusqu’au sein des nations Unies, les preuves rapportées de ce complot. Je me représente aussi les litiges qu’il faudra éventuellement traiter à la faveur du rapport de ce panel comme des décisions des différentes juridictions déjà saisies ou en voie de l’être, qui sont entre autres la Cour de Justice de l’UEMOA, le TANU (NDLR : Tribunal administratif des Nations Unies), la Cour de justice internationale… Il y a tant de pertes en vies humaines, de dégâts matériels, de violations de droits professionnels, économiques et sociaux, à cause de cette habilitation illégale d’un candidat (qui s’est permis de donner des mots d’ordre ravageurs pour le pays) qu’on peut légitimement être angoissé devant les réparations qui vont suivre. Combien tout cela va-t-il coûter ? Qui va payer la facture ? En même temps, je me réjouis d’être du bon côté de l’Histoire et de défendre une cause dont je trouve qu’elle servira les intérêts de l’Afrique avec ce leadership de Laurent Gbagbo que je n’ai pas pour rien comparé à N’Nkrumah et à Lumumba au plus fort de la rébellion.

    11) SF : Ban Ki-moon vient de dire qu’un recomptage des voix serait injuste pour Mr Ouattara ? HY : Ban Ki-moon a eu la réaction du noyé qui s’accroche à un brin de paille. Il ne voudrait pas ce recomptage qui va dévoiler le pot aux roses. Je comprends… Mais de là à se rabattre sur le caractère injuste du recomptage, c’est lamentable ! Car qui peut, honnêtement, s’opposer à une mesure aussi élémentaire, destinée à éclairer les décisions à prendre ? Il aurait mieux fait, comme les Forces Nouvelles, de rejeter directement la création de ce panel. Ici, il a fait une sortie totalement décalée qui le décrédibilise encore plus.

3    2011-02-01 19:32:00   SemperAltior

  • Lu pour vous sur :

    http://news.abidjan.net/h/389688.html

    « « Côte Ivoire : Wehrling (MoDem) dénonce "un air de capitulation" face à Gbagbo PARIS - Le porte-parole du MoDem, Yann Wehrling, a dénoncé mardi "un air de capitulation de la communauté internationale face au putsch de Laurent Gbagbo" et appelé l`Union européenne à "monter d`un cran" ses mesures de rétorsion.

    "Il y a comme un sentiment de pourrissement de la situation. Il plane comme un air de capitulation de la communauté internationale face au putsch de Laurent Gbagbo, un certain silence qu`il ne faudrait pas maintenir sur cette situation", a expliqué M. Wehrling lors du point presse hebdomadaire du MoDem.

    Pour le porte-parole du parti de François Bayrou, l`Union européenne "aurait intérêt à monter d`un cran ses mesures de rétorsion pour arriver à des résultats".

    "La négociation qui s`ouvre aujourd`hui au niveau de l`union des pays africains n`augure rien de bon", a également estimé M. Wehrling

    "Elle va durer un mois, ce qui contribue encore à la stratégie de Laurent Gbagbo de pourrissement de la situation et d`acceptation de fait de sa situation de président illégitime de la Côte d`Ivoire", a-t-il conclu.

    Un panel de l`Union africaine (UA), composé de cinq chefs d`Etat du continent, doit proposer d`ici un mois des solutions pour tenter de dénouer la crise ivoirienne. » »

4    2011-02-03 14:25:37   SemperAltior

  • Lu pour vous sur :http://actu.atoo.ci/larticle.php?id...

    « En prévision de l`assaut contre Gbagbo : Un navire sud-africain au large d`Abidjan

    Parallèlement aux efforts pacifiques, le dispositif militaire se renforce autour de la Côte d Ivoire. Un navire de la marine sud-africaine a rejoint les deux navires européens qui croisent déjà au large de nos côtes.

    L Afrique du Sud est loin de croire en la médiation de la dernière chance obtenue par Laurent Gbagbo auprès de l Union africaine. Pretoria vient de dépêcher au large d Abidjan un de ses plus importants navires de guerre. Le SAS Drakensberg, un ravitailleur de la marine sud-africaine, croise depuis près de deux semaines au large de la Côte d Ivoire. Ce navire a été déployé pour servir de plate-forme navale en cas d évacuation de civils. Le navire sud-africain a donc rejoint le ravitailleur hollandais HNLS Amsterdam et le navire français BPC Tonnerre. Selon des sources fiables, le navire sud-africain devrait rester au large de la Côte d Ivoire pendant quelques semaines. Son retour dans son port d attache n est prévu qu en fin février. L arrivée de cet autre bâtiment témoigne de l imminence d une intervention militaire pour faire partir Laurent Gbagbo du pouvoir de gré ou de force. Le SAS Drakensberg emporte deux hélicoptères Oryx (des Puma français produits en Afrique du Sud) et un contingent de commandos de la marine.[..] »

5    2011-02-08 16:54:00   helim-kfam

  • @SemperAltior Je cite : "4°Assourdissant silence coupable sur le fonctionnement du FPI de Laurent gbagbo, du mouvemnt des jeunes apatriotiques de Blé Goudé copié sur le modèle du SAC !"

    Simpliste et borné, comme si en temps de guerre il faut attendre comme un agneau pour que l ennemi vienne vous égorger.

    Savez vous comment la résistance française est venue à bout du nazisme dans les détails ? Les hommes de la résistance se sont-ils comportés comme des agneaux ou ils ont aussi attaqué, au risque de causer aussi des victimes innocentes ???

6    2011-02-08 17:19:54   helim-kfam

  • BLAISE COMPAORE ET LA CRISE IVOIRIENNE : ABDOULAYE TRAORE ALIAS AB (ANCIEN CHEF DE GUERRE DES FORCES NOUVELLES) :« Blaise Compaoré a eu sa part dans l’argent du casse de la Bceao »

    Source : http://ci.telediaspora.net/fr/texte... Ancien chef de guerre de la rébellion des Forces nouvelles, Traoré Abdoulaye alias Ab ne veut absolument pas voir le président Blaise Compaoré dans le panel sur la crise post-électorale en Côte d’Ivoire ; c’est pour- quoi dans cette interview, il souligne l’implication du président burkinabé et celle d’Alassane Dramane Ouattara dans la rébellion et le casse de Bceao. Il y a une polémique qui enfle relativement à la participation du président burkinabé Blaise Compaoré au panel de l’Union africaine sur la Côte d’Ivoire : votre avis ?

    Je ne veux pas que Blaise Compaoré vienne diviser davantage les Ivoiriens. C’est lui qui a formé notre rébellion, c’est lui qui nous a formés jusqu’à ce qu’on vienne attaquer la République le 19 septembre 2002. Aujourd’hui, je suis dans la République, je ne veux pas qu’il vienne encore mélanger les gens et imposer un président dans ce pays.

    Dans quel compartiment de la République êtes-vous ?

    Je suis dans la République avec le président Gbagbo. J’ai rallié son camp ; je suis avec lui depuis 2008. Et je ne veux pas que quelqu’un qui a formé cette rébellion vienne aujourd’hui, dans un panel de chefs d’Etat pour chercher à imposer un président, là je dis non ! Parce que c’est lui qui nous a formés et nous sommes venus faire le coup ; donc je refuse de le voir ici ! Je refuse ! Et je tiens à lancer cet appel afin que le monde entier comprenne comment tout a commencé jusqu’à ce que ça se complique, aujourd’hui.

    Quelle a été réellement l’implication de M. Blaise Compaoré dans la rébellion ?

    En 2000, Blaise Compaoré nous a envoyés à Pô, après à Frakrô où nous nous sommes entraînés avant de venir attaquer le 19 septembre 2002. C’est pour tout cela qu’il ne peut pas se mêler aux autres présidents du panel de l’Union africaine et venir gâter le résultat de leur travail. Lorsque j’ai parlé dans la presse en 2008, j’ai dit qu’on ne pouvait pas aller aux élections sans le désarmement. Blaise Compaoré était Facilitateur, mais on est allé aux élections sans le désarmement et voilà les conséquences. J’ai bien dit en 2008 que Blaise Compaoré allait venir mélanger ce pays et faire tuer beaucoup de gens. J’avais prévenu que les gens allaient distribuer les fausses cartes d’identité au Nord ; j’avais également signalé la participation de la France. C’est la France, avec le Général Johanna et Alain, qui nous faisaient contourner les positions des Fds pour pouvoir prendre des villes.

    Et comment cela se passait-il ?

    Les Français donnaient le système, ils nous disaient comment les Fds sont placées. On contournait, on faisait l’infiltration et lorsqu’ils arrivaient, ils nous distribuaient les armes. En fait, ils nous indiquaient des endroits où ils déposaient les armes pour nous. Par la suite, nous, on va les récupérer là-bas et puis on frappe !

    Les Français mêmes, la Licorne ?

    Oui, les militaires français, avec l’adjudant Raymond, signalaient les dispositifs de l’adversaire et distribuaient les armes à des points précis. A Man, par exemple, lorsqu’on voulait rentrer là-bas, on a discuté avec eux, ils sont allés cacher les armes quelque part, au cimetière. Ils nous ont indiqué que la poudrière des Fds était à la Préfecture de Man. J’ai fait l’infiltration, et lorsque nous sommes arrivés, nous avons frappé de prime abord sur la poudrière afin de disqualifier les Fds, puis nous avons avancé. C’est le même système que l’Onuci est en train de faire actuellement à Abobo. Ils sont là-bas, ils font entrer les armes et ils les partagent. Ce sont les mêmes qu’ils ont cachées quelque part, qu’ils ont utilisées pour frapper. C’est comme présentement, ils cherchent les poudrières d’Abidjan pour les attaquer.

    Mais comment les soldats français trouvaient-ils les poudrières des Fds, par hélico ?

    Non, ce n’est pas toujours par hélico, mais avec des complicités internes.

    Pour revenir à M. Blaise Compaoré, selon vous, il vient plaider pour Alassane Ouattara ?

    Oui, c’est clair que Blaise Compaoré vient imposer Alassane comme président. Et moi, je ne suis pas d’accord. Nous avons notre Constitution, et c’est dans le cadre de cette Constitution qu’un candidat doit être déclaré président la République et non au hasard ou par une combine de Blaise. Depuis qu’ils ont accepté de prendre la Primature avec l’Accord de Ouaga, tout a été planifié. J’avais tout dit au journaliste, mais il y a eu des parties de mes propos qui ont été enlevés. Ils ne voulaient pas déposer les armes, ils voulaient garder les armes jusqu’à imposer Alassane Ouattara. Parce que, si on désarmait et que les choses étaient claires, ils allaient perdre. Donc, pour éviter les poursuites à cause de toutes ces tueries que nous avons commises, des casses de la Bceao que nous avons faits, il fallait trouver des stratégies pour avancer et gagner du temps. Il fallait imposer Alassane qui va décréter une amnistie générale pour nous. Moi, je suis prêt à répondre de mes actes devant le Tribunal pénal international et que chacun assume ses responsabilités. Blaise Compaoré, c’est le père de la rébellion ; il a été le tuteur, il a financé les armes. Il a dit d’annuler les numéros des armes pour qu’on aille au combat.

    Pourquoi annuler les numéros des armes ?

    Pour ne pas qu’on sache l’origine des armes, de quel pays ça provient, c’est la dotation de quelle armée… on limait les numéros de chaque arme. On faisait cela à Ouaga à la poudrière.

    Quels sont actuellement vos rapports avec la rébellion ?

    Je n’ai plus de rapport avec elle depuis qu’on m’a arrêté à mon retour de Libye. Nous sommes allés faire une réunion, lorsque j’ai fait une déclaration en 2008, ils m’ont appelé pour me corrompre afin que je puisse rentrer. Arrivé en Libye, j’ai refusé. Mais lorsque je suis arrivé au Mali, on a fait des montages pour m’arrêter. Vous vous rappelez, Rfi avait annoncé qu’on m’avait arrêté au Mali, ce sont des montages pour me soutirer de l’argent, m’escroquer et se moquer de moi en disant que si je rentre dans la République, ils vont me dépouiller pour me replonger dans la pauvreté. Je leur ai répondu que je préfère vivre dans la pauvreté, mourir dedans, mais dire toutes les vérités.

    Sur quoi était portée votre mission en Libye ?

    Il y avait une rencontre avec certaines autorités, des partisans d’Alassane. Je suis prêt aujourd’hui à dévoiler leurs noms ainsi que ceux de tous ceux qui ont participé à cette rencontre. Il s’agissait de mettre au point un certain nombre de choses pour que je puisse venir bombarder. Mais j’ai refusé en disant que je ne bombarderai jamais.

    Quelles autorités ? Des partenaires de M. Alassane qui sont en Libye ?

    Voilà ! Alassane s’est toujours caché, il fait venir des gens, il se met toujours derrière et on a des intermédiaires qui nous lient toujours à lui. Ce sont des Libyens ou des gens qui vivent simplement en Libye ? Non, ce ne sont pas des libyens, ce sont des Ivoiriens. C’est une rencontre qu’on fait en Libye comme on peut en faire ailleurs, en Algérie, au Mali, etc. C’est une étude, c’est stratégique, c’est bien fondé. Ce ne sont pas des Libyens. Vous savez, si on veut faire une rencontre quelque part et qu’il y a des doutes sur la sécurité, on va ailleurs. Moi, je ne peux pas aller au Burkina ; si j’y vais, ils vont m’assassiner là-bas. Donc, ils m’ont demandé quel pays m’arrange, ils ont proposé la Libye et nous sommes allés là-bas pour discuter.

    Quel rôle a joué M. Alassane Outtara à dans cette affaire ?

    Alassane, lui c’est le Boss, c’est lui qui donne l’argent à Bak, et Bak va voir le président, le président donne à Michel Bassolé, Basolé à Zida, Zida à Komoé, Komoé à Sidi. Il y a beaucoup de choses qui passaient de branche en branche.

    Entre le président Compaoré et M. Alassane, qui commande ?

    Nooon ! Il n’y a pas de comparaison ! Peut-être que c’est lui-même le père fondateur de la rébellion. J’ai dit dans l’une de mes interviews que Alassane n’a pas de décision à prendre ; c’est Blaise Compaoré qui prend toutes les décisions, c’est lui qui dit on fait ceci, on fait cela. Vous savez que Blaise compose directement avec la France. Et dans ce contexte, il a détruit beaucoup de pays. Je connais Blaise, je me rappelle que j’ai fait un combat au Tchad pour faire asseoir Idriss Déby, on sait comment ça s’est passé. C’est moi qui ai fait le combat de Mauritanie et je sais comment ça s’est passé là-bas ; il y a beaucoup de pays où je suis passé avec lui et que nous avons fait beaucoup de choses ensemble. Mais maintenant, il y a eu divorce entre Blaise et moi ; je lui ai dit que je ne travaille plus dans ces contextes.

    Il n’est donc pas le bienvenu en Côte d’Ivoire ?

    Non, il n’est pas le bienvenu. S’il vient, c’est pour imposer Alassane. Et si on veut recompter les voix, il faudra refuser, parce que c’est un système qui a été déjà monté. Ils vont vouloir toujours tricher pour que Alassane soit président de la République et qu’il puisse payer toutes ses dettes. La promesse qu’il a faite aux Français, c’est un contrat, ils l’attendent.

    Comment s’est passé concrètement le casse de la Bceao ?

    Ce qui s’est passé à la Bceao, ce sont des instructions venues d’en haut jusqu’à nous. On a eu des instructions. J’ai une documentation et des Cd sur la répartition des fonds, où l’argent a été gardé, etc. Chacun a parlé sur le Cd, ce qu’il a eu dans le casse, tout. Vous savez, avant comme on était ignorant, chacun a parlé, a fait le travail, sans s’en rendre compte que ça peut le condamner demain. C’est comme le Cd de Koné Zakaria où il explique que Alassane est le père de la rébellion, sans savoir que ça pouvait se retourner contre lui, c’est la même chose. Nous étions ignorants. C’est maintenant que nous comprenons que nous avons pris des risques. Sinon j’ai le Cd du partage, le montant qui est parti à Ouaga, combien on a reçu, par où c’est passé, tout…

    Et le Président Compaoré, il a eu sa part ?

    le Tout le monde a eu sa part ! Tout le monde a eu ! Ce n’est pas ceux qui ont donné les instructions qui ne vont pas avoir leur part. A un moment, il n’y avait pas d’argent pour acheter les armes. Donc il fallait trouver un système pour casser la banque pour trouver de l’argent et payer les Pa et les Rpg, etc. Ils ont demandé un montant. C’est comme la campagne d’Alassane Ouattara. Sa campagne, c’est l’argent de la Bceao qui l’a financée. Voyez bien, est-ce qu’un homme, même s’il a travaillé pendant cent (100) ans, peut-il avoir l’argent de la sorte ? Comment ? Soyons clairs, soyons dans la logique, disons-nous la vérité. Il n’a jamais été Président, comment a-t-il pu avoir cet argent pour faire cette campagne qu’il a faite ? On sait d’où ça provient, on sait qu’il y a eu trois agences attaquées : Korhogo, Man, Bouaké. Et on sait les contenus qui sont partis, on sait ! Son émissaire venu chercher l’argent, on connait ; les soldats burkinabé venus chercher aussi, on connait ! l’immatriculation de la voiture burkinabé venue convoyer l’argent, on connait ! Donc, qu’ils arrêtent de fatiguer le président Gbagbo. Ce sont eux mêmes qui ont pris l’argent de la Bceao pour faire leur campagne. Nous, on a pris des morceaux- morceaux, moi, je reconnais ce que j’ai pris, mais que chacun reconnaisse ses faits !

    A part la présence du président Blaise Compaoré que vous récusez, que pensez-vous du panel qui arrive ?

    Nous avons fait des élections où au Nord, ils ont violé la Constitution ; ils ont violé le code électoral, ils ont bourré les urnes pour pouvoir imposer quelqu’un. Et je le sais bien, j’ai travaillé avec eux, et je sais ce qu’on faisait là-bas. Et je le dirai avec toutes les précisions. Notre travail, c’était de violer certaines lois. Quand il y a eu le cessez-le feu, on violait le cessez-le feu pour attaquer les gens pour faire les crimes, donc c’est le même système qu’ils ont employé là-bas. Il faut le dire ouvertement, et je le dis avec fracas et je suis prêt à assumer toutes mes responsabilités jusqu’au bout.

    Où étiez-vous pendant les élections ? J’étais à Abidjan, ici.

    Avez-vous voté ?

    Oui, j’ai voté. J’étais à Abidjan ici quand ça se passait. Et j’ai appelé ceux qui sont l’autre côté, ils m’ont expliqué que, franchement, ils ont fait des frappes, deux bonds, deux mouvements, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’ils ont empêché les gens de voter.

    Pensez-vous que la Côte d’Ivoire s’en sortira bientôt ?

    Si Blaise Compaoré n’est pas dans la mission qui arrive et qu’on fait le recomptage des voix, aujourd’hui, on connait qui est le vrai président.

    Vous faites toutes ces révélations, mais quelles raisons auraient les gens pour vous croire aujourd’hui ? Est-ce qu’on ne peut pas dire que vous parlez pour faire plaisir à quelqu’un ?

    Jamais ! Je ne parle pas pour faire plaisir à qui que ce soit. Je n’ai pas reçu 5 F de Gbagbo ni de quelqu’un. Gbagbo ne connaît même pas où j’habite. Personne ! Même lorsque je suis arrivé et que je suis allé me faire connaitre, personne ne m’a donné 5 F ou ne m’a dit quoique ce soit de la part de Gbagbo. Personne !

    On l’admet, mais vos déclarations actuelles peuvent avoir l’objet d’attirer sa sympathie, non ?

    Jamais ! Jamais ! J’ai fait des dépositions depuis 2008 et j’ai dit que je ne suis pas prêt à prendre quoique ce soit à qui que ce soit pour quelque chose. Aujourd’hui, je suis là pour mon pays, je ne veux plus qu’on attaque mon pays, que les biens de mon pays aillent au Burkina ou au Mali ou de l’autre côté pour que les autres puissent s’enrichir sur mon pays ; là, je dis non !

    Et jusqu’où peut aller votre détermination dans la défense de votre patrie ?

    Je ne veux pas aujourd’hui que mon pays soit massacré par un pays voisin qui va pousser des Burkinabè, des Libériens, comme ceux qui ont attaqué avec moi, pour venir attaquer mon pays et le détruire. Je dis non ! Je ne veux plus que le sang d’un Ivoirien soit versé. Je ne veux plus ça ! C’est pour cela que je parle. Et je demande pardon à toute la Nation ivoirienne. Je regrette ce que j’ai fait et je demande pardon pour tout ce que j’ai fait comme exactions, comme tueries. Aujourd’hui, je m’incline devant toute la Nation ivoirienne et lui demande pardon. Je dis encore non à tous ceux qui veulent venir attaquer mon pays.

    Que faites-vous dans la vie ?

    Je fais le commerce.

    Ça marche bien ?

    Oui, ça va. Pour le moment les choses sont bloquées, mais comme j’ai au moins deux véhicules de transport, ça va.

    Interview réalisée par Germain Séhoué

7    2011-02-11 07:49:17   SemperAltior

  • @helim-kfam (9)

    Parler pour ne rien dire, jargonner ! Petit criminel qui tue pour quelques sous et n hésite pas à faire les poches des cadavres,il s en faut de beaucoup que tu comprennes la situation ivoirienne !Contente-toi d être un minable agent de la françafrique !



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