Société
7 février 2012
Grande marche pacifique samedi 11 Février 2012 à Lomé
LES ORGANISATIONS DE DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME
ACAT-TOGO, ATDH, ATDPDH, CACIT,
CTDDH, LTDH, JDHO, NDH-TOGO
COMMUNIQUE DE PRESSE
Les Organisations de Défense des Droits de l’Homme (ODDH) : l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture, branche togolaise (ACAT-TOGO), l’Association Togolaise des Droits de l’Homme (ATDH), l’Association Togolaise pour la Défense et la Promotion des Droits Humains (ATDPDH), le Collectif des Associations Contre l’impunité au Togo (CACIT), la Coalition Togolaise des Défenseurs des Droits de l’Homme (CTDDH), l’association Journalistes pour les Droits de l’Homme (JDHO), la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) et l’association Nouveau Droits de l’Homme, Section togolaise (NDH-TOGO), convient les populations togolaises, dans toutes leurs diversités, à participer massivement à une grande marche pacifique qu’elles organisent le Samedi, 11 Février 2012.
En effet, après la grande mobilisation du Jeudi, 12 Janvier 2012 pour crier leur ras-le-bol face aux violations récurrentes des Droits de l’Homme au Togo, les ODDH ont transmis une plate forme revendicative au chef de l’Etat en vue de prendre des mesures idoines et urgentes pour la satisfaction des doléances contenues dans ladite plate forme.
A ce jour, c’est le silence total auquel viennent s’ajouter le refus obstiné de l’ARTP et de la HAAC de procéder à l’ouverture de la Radio X-SOLAIRE, ainsi que la non publication par la CNDH du rapport d’enquête sur les allégations de torture dans l’affaire de complot contre la sûreté intérieure de l’Etat togolais.
Les ODDH soussignées, estiment que la recrudescence de ces traitements vils et rétrogrades, consistant à infliger à des personnes des souffrances particulièrement aiguës pour leur faire extorquer des aveux, conjuguée avec l’impunité, constituent une entrave grave à l’enracinement de l’Etat de droit, au développement et par conséquent à l’épanouissement normal de la personne humaine en général et du citoyen togolais en particulier.
Par conséquent, convaincues du danger de la chose et eu égard à leur mission de veille et d’alerte en matière de promotion, de protection et de défense des Droits de l’Homme, les ODDH, en tant que groupes de pression, organisent à cet effet une marche pacifique le Samedi, 11 Février 2012 à partir de Sept (07) heures pour l’éradication de la torture au Togo, ainsi que pour la poursuite, le jugement et la condamnation des tortionnaires afin de mettre un terme à ce comportement criminel, abject, barbare et d’une autre époque qui a malheureusement encore cours dans notre pays et lutter efficacement contre l’impunité, suivant l’itinéraire ci-après :
Rond point Bê Gakpoto (lieu de rassemblement) – Lagune de Bê – Marché de Bê – Bd Félix Houphouët Boigny – Immeuble Fiata – Bd Circulaire – Deckon – Fontaine lumineuse – Place Anani Santos (Ancien Fréau Jardin) – Rond point Togo Cellulaire – Avenue de la Nouvelle Marche (devant la SGGG) – Hôtel Palm Beach – Bd du Mono – Ancienne Présidence, côté plage (lieu de chute de la marche).
Citoyennes togolaises et citoyens togolais, ensemble avec les ODDH, disons :
La torture, ça suffit !
L’impunité sous toutes ses formes, ça suffit !
La corruption, ça suffit !
La vie chère, ça suffit !
La dilapidation des richesses nationales par une minorité, ça suffit !
CAR EN REALITE, ÇA SUFFIT ET NOUS AVONS L’IMPERIEUX DEVOIR CITOYEN DE SAUVER LE TOGO !
Fait à Lomé, le 02 Février 2012
Pour les ODDH,
Me Jil-Benoît Kossi AFANGBEDJI
DECLARATION LIMINAIRE DES ODDH LORS DE LA CONFERENCE
DE PRESSE DU 07 FEVRIER 2012
1 2012-02-10 14:28:24
Amesiame
2 2012-02-11 10:04:11
noulagnon
lu pour vous
LOME LE 10 FEVRIER 2012 © koaci.com - Le retard accusé dans la publication du rapport de la CNDH sur les allégations de tortures dans les locaux de l’ANR, continue par alimenter les débats. Condamné dans l’affaire de tentative de coup d’Etat, le Sergent Badabouwè Bawouna, dit attendre avec curiosité, la publication du rapport.
« Pour le moment, je ne souhaite pas citer les noms de mes tortionnaires. J’en ai déjà cité lors du procès et lors de la confrontation et j’attends le rapport », a déclaré le Sergent Bababouwè Bawouna, de la Garde présidentielle actuellement radié des Forces Armées Togolaises (FAT) suite à sa condamnation dans l’affaire de coup d’Etat. Pourtant, l’Avocat Général auteur de leur poursuite, avait reconnu à l’issue des débats, ne pas avoir suffisamment d’éléments étayant son implication dans la tentative dont Kpatcha Gnassingbé a été présenté comme auteur principal.
En marge d’une conférence de presse organisée par les Organisations de Défense des Droits de l’Homme (ODDH) en prévision de la marche de protestation qu’elles organisent demain samedi 11 février, à Lomé trois anciens militaires dont le Commandant Olivier Amah ont dit leur détermination à œuvrer en vue du respect des droits de l’homme au Togo. « J’ai décidé de dire la vérité parce que, je ne voudrais plus qu’on traite quelqu’un de la sorte », a indiqué le Sgt. Bawouna qui dit avoir été torturé et vu d’autres détenus faire l’objet de traitements inhumains et dégradants, lors de sa détention.
« Ce que je voudrais que tout le monde sache, c’est qu’on a suspendu des gens que moi-même j’ai vu. J’ai fait quatre jours enfermé dans une cellule sans manger. A un moment, nous étions cinq dans notre cellule. On a demandé à nôtre geôlier la permission de nous rendre aux toilettes, ce qu’il a refusé, nous obligeant à faire nos besoins à même le sol dans la cellule. On a passé la nuit avec et ce n’est que le lendemain que nous les avons ramassé avec nos slips que nous avons rincés après », a t-il témoigné.
« Les cas de tortures là-bas ( Ndlr : ANR), ce n’est pas un mythe », a affirmé le Sgt Bawouna qui dit y avoir été détenu pendant 15 mois, avant d’être transféré au Camp Gnassingbé Eyadéma, où il passera 17 autres mois en détention, dans une cellule sans fenêtre. « Je voudrais que tout le monde le sache, à l’ANR, nous y avons passé les 15 mois à dormir à même le sol avant que le CICR, ne nous achète des matelas », a-t-il révélé.
Le Sgt Bawouna qui clame toujours son innocence dans cette affaire d’attentat à la sûreté de l’Etat, dit attendre le rapport de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). Sur instruction du Garde des Sceaux, Ministre des la Justice, la CNDH a ouvert des enquêtes sur les allégations de tortures à l’ANR dénoncées par les co-accusés de Kpatcha Gnassingbé, lors de leur procès. Alors que le président de la Commission, le juge Koffi Kounté avait déclaré que le rapport sera rendu public au plus tard le 27 janvier 2012, le rapport n’est toujours pas connu du public. Il serait selon une source proche de l’instance constitutionnelle de défense des droits de l’homme, remis au gouvernement.
Autre rebelle clamant son innocence et sa détermination à se voir rétabli dans ses droits, le Cdt Olivier Amah. Ce dernier a fustigé les menaces de mort qui plane sur lui depuis ses sorties dénonçant les montages dont ils ont été victimes. Egalement d’origine Kabyè, l’élève gendarme Kao Atcholi qui se dit aussi victime dans cette affaire, a appelé les Togolais à se lever contre les injustices. « Je suis un frère à ceux qui m’ont torturé. S’ils ont pu le faire à un frère, ce n’est pas à une tierce personne qu’ils ne le feront pas », a-t-il dit.
La question des violations des droits de l’homme préoccupent une dizaine d’organisations des droits de l’homme qui ont appelé à une grande marche demain. A l’exception du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), les principales formations de l’opposition dont le FRAC et la CDPA ont appelé leurs militants à y participer massivement.
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