Interviews
17 juillet 2012
Interview
AMK : « Notre objectif n’est pas tant une participation au Gouvernement »
Lecture proposée à la rédaction par Agbéyomé KODJO

Republicoftogo : Votre parti est-il prêt à répondre à l’offre du chef de l’Etat pour rentrer au gouvernement ?
AMK : La philosophie politique de OBUTS se fonde sur l’éthique au cœur de l’action politique. Ce qui rend constante notre ligne politique qui épouse celle du Collectif Sauvons le Togo (CST). Notre objectif n’est pas tant une participation au Gouvernement, mais une contribution efficace à la mise en place des fondamentaux qui permettent de faire véritablement du Togo un Etat de droit, de justice sociale et de prospérité partagée pour tous. Notre souci majeur reste la fin des dysfonctionnements politiques, constitutionnels et institutionnels tant décriés, et qui sont à l’origine aussi bien de la division que de la grande fracture sociale et désespérance dans le pays. Il importe donc pour nous que soient prises des mesures qui ramènent la confiance, structurent un cadre politique vertueux et républicain qui garantit le respect des droits humains et constitutionnels, assure la justice sociale et la prospérité partagée pour tous.
Il est donc évident que ce n’est pas dans la précipitation politicienne que peut s’opérer une telle remise à plat de la gouvernance politique du Togo. Seul un véritable dialogue politique constructif dépouillé de tout calcul partisan peut permettre à la Terre de nos Aïeux de sortir de l’ornière !
L’alternance politique qui fait vivre la démocratie nous semble uniquement à ce prix. De notre point de vue, c’est l’unique voie royale qui peut nous préserver des tensions politiques préjudiciables au développement harmonieux de notre pays, et garantir la vérité des urnes et des comptes publics. Si tout cela est acquis, nous n’aurions plus besoin de chercher des formules de Gouvernement d’union pour conduire dans la paix le destin de la Nation.
En résumé, OBUTS, est loin de s’inscrire dans le court-termisme des portefeuilles ministériels, que dans une vision politique et patriotique visant la construction d’une société de confiance, démocratique, de justice et de prospérité partagée pour tous.
RepublicofTogo : Quels sont actuellement les sujets de discorde entre votre parti et le pouvoir ?
AMK : Ils sont nombreux. Et ce serait fastidieux de les énumérer ici. Néanmoins ils ont été pris en compte par la plate forme citoyenne pour un Togo démocratique rendue publique le 04 juin 2012 par le Collectif Sauvons le Togo dont OBUTS est membre fondateur.
OBUTS a une seule préoccupation : faire du Togo un pays modèle, cultivant le gout de l’effort, de l’excellence et du dépassement, avec pour pierre d’angle l’Amour, mère de la justice et de la solidarité.
Je vous remercie.
Agbéyomé KODJO
Ancien Premier Ministre
Président National OBUTS
Lomé ce 17 Juillet 2012
1 2012-07-17 18:20:38
kant
2 2012-07-17 23:46:02
Mawaa
Oui, je suis d accord qu il n est pas question pour le CST de participer à un gouvernement de la Seconde République cinquantenaire.
Si la Présidence et l état-major des FAT déclarent que le Togo doit enfin passer à la Deuxième République, alors la Transition sera dirigée par un membre du CST, dans le but de faire les réformes et de préparer la tenue des législatives transparentes et objectives.
Toutefois, au cas où la Présidence, les FAT et les partis rampants s unissent et forment un Gouvernement Houngbo III, alors le CST doit montrer sa capacité politique en deux temps :
d une part, c est le CST qui doit proposer ses candidats aux fonctions de députation dans toutes les circonscriptions électorales ;
d autre part, installer ces postulants en demandant aux populations de voter ces candidats sur la liste CST.
En clair, le plan A consiste à refuser toute participation à un quelconque gouvernement en l état actuel.
Le plan B consiste pour les membres du CST de suspendre les activités de leurs partis respectifs lors de la législature à venir.
C est de cette façon que le CST peut renverser la Seconde République actuelle.
Mais l erreur fatale serait, comme le disait M. Claude Améganvi, de dynamiter le CST pour que les partis membres partent se mesurer individuellement lors de la législative. On ne fait pas depolitique en jouant aux lunatiques. Seule la lune fait diverses apparitions comme croissant lunaire, semi-lune, pleine lune et disparitions totales.
Si le CST est sérieux, il doit rester constant et cohérent dans la durée.
3 2012-07-18 01:47:07
Koffi Nunyava
Mon frère Kant, tu as bien raison car le RPT/UNIR tend encore un piège afin que les vrais opposants se retractent afin que les sous marins interviennent. Agbéyomé KODJO, il faut faire comme tu avais fait l autre fois en participant au dialogue puis quand cela chauffait tu a fait marche arrière. Maintenant faites le bon calcul. Si vous voulez aller , allez-y ensemble. Sinon retirez-vous ensemble.
4 2012-07-18 06:25:04
akakpo
5 2012-07-18 07:23:24
noulagnon
lu pour vous
Lawson Bonéro avec les forces de sécurité lors d’une manifestation
TOGO - LOME LE 17 JUILLET 2012 © koaci.com - Après la série d’agressions constatée ces derniers temps, le phénomène d’insécurité des journalistes vient de connaître une nouvelle tournure avec une tentative d’enlèvement d’un journaliste.
Visiblement, l’édition 004 du mensuel « La Nouvelle » parue le lundi 16 juillet 2012, a provoqué des réactions qu’on croyait révolues de certains milieux du pouvoir. De l’article fustigeant le népotisme sur fond de considérations ethniques à celui moins respectueux des règles éthiques sur les « nombreuses amies » de Faure Gnassingbé, Lawson Bonéro a réussi à provoquer le courroux de certains nostalgiques du système mis en place par l’ancien parti unique, RPT.
C’est ainsi que dans le nuit du lundi 16 juillet 2012 aux environs de 21 h 15, cinq individus habillés en tenues civiles, mais fortement armés et à bord d’une voiture de marque RAV 4, immatriculée TG 2858-AG de couleur marron, ont tenté d’enlever le Directeur de Publication du mensuel « La Nouvelle », Lawson-Batum Bonéro. Le commando a pris d’assaut le domicile du journaliste sis au quartier Hanoukopé. Pourchassé, ce dernier a réussi à échapper à ses ravisseurs en s’engouffrant dans l’obscurité du marché. Un milieu qu’il connait bien contrairement aux membres du commando.
M. Lawson est depuis dans la clandestinité. Cette tentative d’enlèvement intervient dans un climat de vive tension politique, marquée par des violences policières qui ont occasionné à ce jour, 3 morts et une centaine de blessés à l’occasion d’une série de manifestations organisée par le Collectif « Sauvons le Togo » pour exiger des élections transparentes et le respect des droits de l’homme. Déjà, le samedi 14 juillet, un commando a fracassé la porte du domicile du leader de l’ANC, Jean-Pierre Fabre, pour y perpétrer une violence inouïe sur les occupants après y avoir balancé des grenades lacrymogène pendant près de 3 heures.
Ces bavures policières et autres violations de domiciles privés, sont encouragées par des démentis mensongers et systématiques de la part des autorités gouvernementales et des responsables des forces de sécurité. Cependant, le Chef de l’Etat a instruit le ministre de la sécurité afin que des conclusions d’une enquête lui soit déposées dans les 48 heures sur la violation du domicile du leader de l’ANC.
Dans la même soirée du lundi 16 juillet 2012, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) rendu publique une mesure d’interdiction de parution du mensuel. Outre les reproches de publication « de fausses informations, diffamation, atteinte à la vie privée et incitation à la haine ethnique », l’instance constitutionnelle de régulation qualifie de faux, le récépissé du journal. « Il est constant que le récépissé N°410 signé de la main de M. Filip EVEGNO, Président de la HAAC d’alors, a été délivré le 28 octobre 2010 et remis au Directeur de Publication du journal en personne, par M. Dadja POUYI, alors vice-président de la HAAC et chargé de la presse écrite au sein de ladite Institution » .
Aux termes de l’alinéa 3 de l’article 26 de la Constitution de la IVè République, « La presse ne peut être assujettie à l’autorisation préalable, au cautionnement, à la censure ou à d’autres entraves. L’interdiction de diffusion de toute publication ne peut être prononcée qu’en vertu d’une décision de justice », rappelle par ailleurs SOS Journaliste en Danger qui déplore au passage les manquements du journal incriminé dans un communiqué.
Aghu,KOACI.COM LOME ; copyright © koaci.com
6 2012-07-18 13:51:32
kant
Je continue toujours en disant que c est le nouveau gouvernement qui préparera les législatives.Si vous les laissez faire encore,ils vont encore voler,prendre l assemblée et nous dicter leur loi et en ce sens nous n aurons jamais les reformes. ce serait encore contestation,marche, repression militaire pour encore 5ans.
Ou soit vous avez une bonne stratégie comme le dis MAWAAA.
HUMMMMMMMMMMM
7 2012-07-19 04:38:47
akakpo
@Kant
Pourquoi est-ce que Agboyibo n avait pas pu organiser des elections equitables en 2007 ?
Mon frere Kant, tu te gourres completement. Ca ne sert strictement a rien de participer a un gouvernement pour se voir subir la sentence des populations dans quelques mois aux legislatives.
Tout ce que tu dis est vague et infondE.
8 2012-07-19 18:58:44
noulagnon
Ce que nous souhaiterions voir dans les pays FRANCOPHONE
GHANA 2012 : La justice sollicitée à arrêter la Commission Electorale et le Gouvernement
GHANA - ACCRA LE 19 JUILLET 2012 © koaci.com - Les Citoyens Concernés par le Ghana (GCC), un groupe de pression composé de citoyens ghanéens, viennent d’assigner en justice la Commission Electorale (CE) et le Gouvernement ghanéen à propos de la création de nouvelles circonscriptions électorales, de départements et de municipalités dans le pays, une décision que le GCC juge illégale.
Le GCC demande à la justice de déclarer nul et non avenu la création de ces nouvelles entités dans le pays. La polemique qui entoure la création de 45 nouvelles circonscriptions électorales, laquelle sera synonyme de l’arrivée de 45 nouveaux députés au Parlement mobilise des partis politiques qui font front contre la CE.
Dans sa plainte, le GCC constate que le gouvernement par l’entremise du ministère de la Décentralisation et du Développement rural a crée de nouveaux districts, des circonscriptions électorales et a procédé à leur inauguration. Eu égard à cette démarche, le GCC estime que la création de nouvelles entités électorales est une illégalité car « dans l exercice de redécoupage du territoire, le gouvernement a échoué de combiner les réalités de justice et d équité de sorte à veiller sur une représentation égale ».
Pour repartir sur de nouvelles bases, le GCC demande à la justice d’annuler la création des nouvelles circonscriptions électorales étant donné que la démarche est en contradiction avec la Loi 462 de l administration locale portant sur les dispositions de la loi de 1993.
La GCC prie par ailleurs la justice de prévenir la Commission Electorale à prendre à l’avenir une quelconque décision de créer des municipalités, des départements ou des circonscriptions électorales.
Outre ce problème embarrassant, La Commission Electorale a annoncé qu’elle utilisera l’ancien registre électoral en lieu et place du registre électoral biométrique non encore certifié pour organiser les élections partielles anticipées du 14 août 2012 dans les circonscriptions de Welansi et de Kwabre en remplacement de deux députés décédés.
Au delà de la convocation du Gouvernement et de la Commission Electorale en justice par des citoyens, l’on est tenté de conclure que la démocratie ghanéenne fait des pas de géant dans cette sous région ouest africaine loin devant les institutions étatiques et indépendantes de ces voisins francophones qui laissent toujours à redire.
9 2012-07-21 10:13:58
noulagnon
lu pour vous
TOGO : Naissance du « Y en a marre », version Etiamé
TOGO - LOME LE 20 JUILLET 2012 © koaci.com - Après les organisations de la société civile, c’est au tour de certains artistes d’entrer dans la dynamique de la contestation du pouvoir. Deux revendications fondent la naissance de ce collectif : la promotion de la culture et le changement de la société togolaise au plan politique.
« Y en-a-marre, Etiame », c’est la dénomination d’un collectif des artistes du Togo, créé depuis le 26 juin et rendu public le jeudi 19 juillet. Présidé par l’humoriste Frédéric Kagbara, ce collectif qui rappelle un autre créé au Sénégal, regroupe des rappeurs comme Eric MC ou encore le rastaman Amen Jah Cissé. Selon les promoteurs de ce collectif, « Y en-a-marre, Etiamé » a vu le jour dans une atmosphère de crise profonde, tant dans le secteur culturel que dans tous les secteurs de vie de la société ».
Comme revendications, le collectif « exige une reforme institutionnelle et structurelle du secteur de la culture, un Etat de droit et l’équité pour tout citoyen Togolais ainsi que l’application des accords politiques et sociaux qui ont été les voies consensuelles de sortie de crise pour le Togo ». Le pays traverse une grave crise marquée par une répression systématique des manifestations pacifiques organisées par le Collectif « Sauvons le Togo ».
Connus pour leur engagement, les artistes regroupés au sein du collectif « Y en-a-marre , Etiamé », annoncent un grand show dénommé « concert pour le changement », le samedi 04 Août 2012. Comme le CST, les artistes exigent le retour à la Constitution de 1992 qui prévoit une limitation du mandat présidentiel à deux, quelque soit le cas. Ce concert sera le point de départ d’une série de manifestations.
Au passage, les artistes déplorent « la division à dessein de leur corporation par les plus hauts responsables du pays qui promeuvent de manière insidieuse, les artistes qui évoluent sur des thématiques non engagés et qui plus est, sont devenus des griots à la cour du Palais Présidentiel, au détriment d’autres qu’ils qualifient à souhait de rebelles ou d’opposants ».
Le collectif « Y en-a-marre, Etiamé » (Binirou, Ndlr : On est saturé) dit avoir écrit au Président de la République pour mettre l’accent sur les « facteurs défavorables à l’émergence de la Culture au Togo » et y ont dénoncé « une volonté d’assujettissement de la pensée créatrice, un formatage systématique des talents émergents, contraints par la censure économique de l’Etat, à abandonner tout discours critique et toute œuvre portant les aspirations et idéaux du peuple », ont-ils mentionné dans la lettre adressée au Chef de l’Etat.
Les responsables de la Coordination générale du CST dont Me Zeus Ajavon, étaient présents à la cérémonie de lancement du collectif « Y en-a-marre, Etiamé ». Un autre front qui s’ouvre devant le pouvoir qui vient de changer de Premier ministre.
Aghu,KOACI.COM LOME ; copyright © koaci.com
10 2012-10-09 23:07:05
takondo
Que veut AGBEYOME Kodjo dans sa vie ? Pourquoi il tourne aujourd hui son mento contre les GNASSINGBE ? Je pense que AGBEYOME Kodjo fait partie de ceux qui ont vidé les caisses et détourné des fonds du togo pour épargner à l étanger.De l UB de lomé à Paris,de SONACOM au Ministère,du Mtre au PAL, du PAL à la primature et de Primature à la présidence de l assemblé ; toi qui étais l enfant chéri du feu EYADEMA,pourquoi tu es ingrat ? N ose pas diffamé tes anciens frère de combat en t exfiltrant de du groupe, tu trop bouffé à la SONACOM et au PAL. Si tu veux vraiment le pouvoir au Togo,ramène tout les Milliares que tu as volé pour te blanchir avant d être président au Togo.Ne donne pas un fausse impression au peuple togolais,nous avons assé des aventuriers.
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